le foin qui presse

L'odeur des foins fraichement coupé se répand autour d'une odeur âcre et subtile. C'est une fête pour les enfants qui laissent éclater leur joie de vivre dans la grange et surtout parmi les andains nouvellement formés. Ils suivent avec intérêt le geste lent et mesuré de la faux.

L'arôme du foin entre dans leur propre souffle.

Désormais, les râteaux agiles et légers, dirigés par des mains expertes empilent le foin. Quand les dents de bois mordent l'herbe pour donner du souffle à la terre, l'odeur est encore plus pénétrante.

Tous ensembles, adultes et enfants, occupés par ce dur labeur, se sentent envahi par une douce et étrange sensation, une sorte d'ivresse.

Chaque soir à leur retour, outils, vêtements, chaussures, la maison elle même, tout sent le foin d'un bout à l'autre du village.


tableau feutrée à l'aiguille par Brigitte (texte écrit par Bruno)


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